Ma plume

Ecrire c'est lever toutes les censures (Jean Genet)







Toute ressemblance avec ...








mercredi 11 mai 2011

les microbus et moi

J'ai passé le 10 mai avec 4 collègues , un chauffeur, un type que je ne connais pas et 3 mouches collantes une affaire de 8 heures dans un truc qu'on a qualifié un jour de microbus et qui s'est dirigé vers la capitale et qui es est revenu on ne sait par quel miracle ! Là il faut que j'aille travailler, c'est donc le début d'un texte qui continuera plus tard. Ciao ! 

2004 le cafard 2011 déchaîné

Quand on m'a accusée d'antisémitisme en 2004 parce que j'avais écrit un article maladroit sur Sharon (il est mort ou quoi ? ) mais en fait parce je défendais des droits syndicaux et des personnes en danger un type sympa m'a dit "ils ont pris la bombe atomique pour tuer un cafard" . J'ai adoré le commentaire surtout qu'une collègue plus tard m'a appris que les cafards sont les seuls à ne pas mourir par la bombe atomique ! Bref je n'épiloguerai pas sur les moyens de tuer un cafard, cela fera l'objet d'une thèse plus tard mais... c'est surtout pour dire que Canard ça rime avec cafard et que le cafard c'est moi !
J'ai cherché un truc qui rime avec enchaîné j'ai choisi d'abord enragé, ensuite enragée je l'ai été mais je ne le suis plus ! donc j'ai préféré déchaîné.
Voilà comment est née ma nouvelle signature : Le cafard déchaîné !
Bonne journée
PS j'espère que vous connaissez le journal que j'adore le plus au monde "Le Canard Enchaîné"

dimanche 8 mai 2011

Moi qui croyais ne plus écrire !

Ca faisait très longtemps que je n’avais pas eu envie de dire « je vais faire un texte » et pourtant ce 12 février 2009 (avant le vendredi 13 heureusement) je prends le train pour aller à la capitale infernale de l’Egypte. Un peu assommée par le manque de sommeil et par l’achats de deux billets qui n’ont servi à rien et le paiement d’un troisième in extremis je ne me rends pas trop compte de la « froidure » qui règne dans le wagon de ce train autrefois qualifié d’espagnol. Ne voyez là aucun clin d’œil ibérique, voyez simplement une garantie des railways d’Egypte que toute autre nationalité hormis l’égyptienne arrive à l’heure. Bon bref, ce n’est pas notre propos. Notre propos c’est le retour dans le même train qualifié d’espagnol (encore)
Je suis au téléphone, ce qui est pléonasme concernant ma modeste petite personne. Pendant une heure une amie me « mange les oreilles » comme dirait l’autre et je m’aperçois à peine qu’un vent glacial commence à pénétrer mes pauvres bras devenus graisseux et autrefois maigres.
Au même instant, je vois un jeune homme, vêtu d’une chemise grise (style balzacien : moi, pas la chemise) qui se penche vers un passager du train, qui lui chuchote aimablement des choses en tenant à la main quelque chose qui ressemble à une poignée de porte, puis il traverse élégamment le wagon avec un sourire qui se voudrait charmeur mais qui n’est que niais. Arrivé à ma hauteur, une communication supranaturelle s’établit entre nous et je comprends que c’est le technicien de la climatisation.
Oui oui vous avez bien lu, je ne me suis pas trompée, ce n’est pas le chauffage c’est la climatisation, en février, avec 18 °degrés à l’extérieur, des pulls, des écharpes, des manteaux …. Mais climatisation quand même.
Avec ma superbe naïveté d’égyptienne qui s’entête à ne pas comprendre les rouages mystérieux qui régissent ce pays, je me lève, portable à la main et je lui dis :
-          Attendez, j’ai bien compris, il y a  la clim dans ce train
et il me répond avec un clin d’œil malin, « Je vais la baisser »
et je lui rétorque soulagée « ah oui s’il vous plaît, sauf erreur de ma part, nous sommes en février »
Quelques minutes passent, je suis toujours au téléphone et je recommence à sentir le même souffle glacial (je suis dans les polars actuellement pour raisons de thèse)
Le souffle glacial me dérange donc et je me lève pour chercher le jeune homme charmant à la chemise grise. Je le trouve devant les WC qui par un hasard extraordinaire se trouvent juste en face de l’énorme armoire abritant des centaines de petits interrupteurs et que l’on ouvre avec la poignée de porte qui eut l’audace de traverser le wagon au bout de celui que j’appelais le technicien de la climatisation.
Parmi ces centaines de petits interrupteurs il y en avait un qui m’intéressait : celui de la clim ; j’avais l’outrecuidance d’avoir froid en février dans un train dont le billet m’a coûté 50 livres (tous pourboires compris)
Celui que j’appelle encore le jeune homme à la chemise grise est là avec son sourire voulu séducteur mais imbécile.
J’entame à nouveau la conversation (celle-ci étant intacte) avec lui :
Vous avez remis la clim ?
  • Si j’éteins la clim il fera trop chaud
  • Mais cher Monsieur nous sommes dans la saison hivernale qui comprend si je ne m’abuse le mois de février
  • Ce n’est pas possible d’éteindre complètement la clim je l’ai baissée et cela suffit
(Changement de ton de part et d’autre)
Ah oui et qui est-ce qui décide si ça suffit ou pas ?
  • moi
Et vous êtes qui ?
  • je travaille ici
C’est quelqu’un de responsable qui vous a demandé ça ou c’est de votre propre initiative ?
  • de quoi vous vous mêlez ?
Aie Aie Aie, on dérape là et je commence à hausser ce ton qui en dérange plus d’un !
Ecoutez, j’ai payé un billet et j’estime avoir le droit de ne pas avoir froid en février à cause de la climatisation
  • je suis responsable et c’est moi qui m’en occupe
Peut-être alors on pose la question aux autres voyageurs ?
Le Wagon contenant une soixantaine d’êtres humains (je suppose) dont 57 êtres masculins ; 1 dame normale et une dame voilée et bibi est en émoi mais en émoi tranquille. Ca voudrait dire qu’à peu près 50 personnes une centaine de paires d’yeux (je n’ai pas compté les borgnes, les non-voyants, les endormis et les téléphoneurs) sont tournés vers moi et celui que jadis j’appelais le jeune homme à la chemise grise et qui maintenant s’appelle maintenant le directeur du chaud et froid responsable de la climatisation en hiver et du chauffage en été.
Ils sont encore silencieux, à leur regard je dénombre une quarantaine de machos et une dizaine d’abrutis
A leur regard, je comprends, c’est quoi cette nana hystérique qui a froid et qui engueule le directeur du chaud et froid responsable de la climatisation en hiver et du chauffage en été ? C’est vous dire si l’hostilité est ambiante
  • Vous voulez qu’on éteigne la clim ? harangue la foule le directeur du chaud et froid responsable de la climatisation en hiver et du chauffage en été.
Je suis dans l’expectative où me rejoint un bonhomme de type maffieux qui discutait le bout de gras avec son copain debout devant moi.
 Il était 20 heures et des poussières et le monsieur arborait de superbes lunettes de soleil lui donnant un air légèrement maffieux teinté de ridicule (l’air pas les lunettes)
  • Pourquoi vous ne mettez pas votre manteau ? car il a admirablement déduit que ce truc noir suspendu à côté de mon siège et fabriqué en laine devait être mon manteau
Je fulmine intérieurement et grande dame ne répond pas
J’attends les résultats du référendum. Vous aussi je suppose ?
Eh bien ? Vous ne connaissez pas l’Egypte ? 50 mecs qui se taisent et une nana qui parle, vous croyez que c’est normal ? une nana qui agresse (allez-y c’est la mode, la jardilliaire me l’a déjà faite) le directeur du chaud et froid responsable de la climatisation en hiver et du chauffage en été. ? une nana qui hausse le ton (ça aussi c’est pas bien du tout) ?
Résultats : ils hochent la tête en disant n’éteignez pas la clim.
Paf dans mes gencives !
Le directeur du chaud et froid responsable de la climatisation en hiver et du chauffage en été me regarde d’un air victorieux, commence à pavaner dans le wagon et s’incline devant un monsieur barbu qui doit lui dire : qu’est-ce qu’on ne doit pas entendre, c’est une nana et c’est un pécher d’entre sa voix.
Deux gros rigolent avec lui et moi je rumine ma défaite.
C’est alors que le maffieux teinté de ridicule me répète d’un ton goguenard : mettez votre manteau »
Et c’est alors mes enfants qu’il se prend la plus méprisante et la plus glaciale des réponses de sa vie de macho :
  • Toi Coco, tu ne te mêle pas, on ne t’a pas demandé ton avis, au lieu de te mêler de ce qui ne te regarde pas et de bavarder debout avec ton copain et de déranger ma lecture (alors que je téléphonais) tu devrais gagner ta place illico presto
Mon souffre-douleur qui en a pris pour tout le monde est stupéfait mais trouve la force de me répondre :
« Doucement pourquoi vous criez ?» (Cette phrase qui a l’air anodine comme ça est devenue la devise passe-partout de l’Egypte moderne et fera l’objet d’un texte prochain)
Je ne criais pas encore et c’est là pour lui montrer la différence que je hurle :
TA GUEULE
Coup de théâtre !!!
le directeur du chaud et froid responsable de la climatisation en hiver et du chauffage en été est abordé par un petit monsieur que j’avais mal classé dans mes catégories arbitraires, subjectives et fières de l’être, un petit monsieur barbichu qui hausse le ton (lui aussi) et dit :
  • Qu’est-ce que vous avez tous ? en hiver on met le chauffage pas la clim
Dieu du ciel, je croyais (comme Dupont pour les mirages : vous ne lisez pas tintin ? c’est dommage) qu’on les avait supprimés !
Je bondis de ma place en ayant la ferme intention d’embrasser ce monsieur sur les deux joues et de le serrer contre mon cœur ulcéré par l’injustice de la foule.
La traversée du wagon calme mes ardeurs et je me penche, je lui serre la main et je déclame :
Cher Monsieur, heureusement que vous existez sinon je me serai crue folle comme en est convaincu la totalité de ce wagon.
Ce cher barbichu n’était donc ni borgne, ni aveugle, ni abruti, ni macho, ni voilé…Il y en a de moins en moins en Egypte !

Monsieur le président…

Monsieur le président…
31 décembre 1994
                        Monsieur le Président ,

Je me permets de prendre la plume aujourd'hui pour vous exprimer toute mon indignation( même si cela vous est parfaitement égal) . A la veille d'une nouvelle année , je ricane (quand je pense à votre nouveau mandat et à votre régime démocratique . Je pense que dans  tout autre pays que l' Egypte , ce qui s'est passé ce jeudi de décembre aurait déclenché une Révolution .Nous sommes un peuple pacifique atteint par la folie des grandeurs.
Trouvez-vous normal qu'une ville entière de huit millions d'habitants soit bloquée de 7h du matin à minuit pour une visite officielle ?
Je veux bien croire que la vie du roi Fahd, du président El Assad et la vôtre soient précieuses et les nôtres ? Y avez-vous pensé ?
Avez-vous pensé aux centaines de malades ou de blessés qui n'ont pas pu atteindre l'hôpital ?
Avez-vous pensé aux milliers d'enfants ayant faim, soif et peur bloqués dans les cars de leurs écoles jusqu'à minuit ?
Avez-vous pensé aux vieillards qui ont été obligés de rentrer chez eux à pied à l'autre bout de la ville?
Avez-vous pensé que vos raisons de sécurité concernant 3 personnes pesaient bien léger face aux malheurs que vous avez déclenché chez huit millions d'habitants ?
Avez-vous pensé qu'il existe dans le monde une invention qu'on appelle les Droits de l'Homme ?
NON ! Vous n'avez pensé à rien ! Tant pis si la totalité des rues de la ville est bloquée , tant pis si la vie s'arrête pendant une journée, tant pis si après avoir bloqué la Corniche vous prenez l'avion pour aller à Montazah !
Vous me faites rire avec votre grande pompe, vos airs de président. Et dans ce régime hautement démocratique, les journaux, le lendemain ne mentionnent   RIEN,    mis  à  part  bien  sûr  le déroulement impeccable du mini-sommet d'Alexandrie.
Tout ceci est tout bonnement INCROYABLE, ABERRANT, DECEVANT, REVOLTANT, HUMILIANT ET DESESPERANT.

Si vous prenez le volant (pensez à le restituer une fois interné)

Si vous prenez le volant (pensez à le restituer une fois interné)
Oubliez le code de la route, prenez du valium, soyez paaaaatients, trèèèèèèèès patients et lisez ce texte.
J’ai connu, il y a très longtemps, un automobiliste fort respectable qui a sillonné pendant des années les rues de la ville et qui, aujourd’hui, est interné pour troubles psychologiques graves et agressivité inexplicable.
Son internement coïncide avec le jour où il a commencé à établir la liste de toutes les péripéties que l’on peut rencontrer en conduisant sa voiture. Il m’a autorisé à la reproduire ici (incomplète cependant) en me mettant en garde contre les séquelles psychologiques d’un tel acte insensé.
Au volant de votre véhicule motorisé et en pleine possession de vos facultés vous partez du point A pour atteindre le point B et c’est alors que tout commence !
Un piéton endormi vous donne le dos, nargue votre pare-chocs et traîne ses savates devant votre voiture. Si vous avez l’audace de klaxonner, il entrera dans une colère noire et vous traitera de tous les noms. Si vous avez l’imprudence de ne pas klaxonner, il se retournera comme une furie et en gesticulant vous demandera : vous ne pouvez pas klaxonner bordel ?!
Dans les deux cas vous ralentissez, freinez et repartez…
5 secondes après
Une voiture à bras tiré par un gros monsieur torse nu, suant sang et eau, décide de vous couper le chemin. Il voudrait faire demi-tour pour repartir en sens interdit. Quoiqu’il advienne, vous êtes obligé d’attendre qu’il ait terminé ses manœuvres.
Vous lui souriez candidement, comprenant l’effort fourni, ralentissez, freinez et repartez…
5 secondes après
Une grosse madame, qui n’en peut plus de sa cellulite, qui traîne 4 gamins, 5 sacs, 3 chariots et un chien en laisse, se jette contre votre voiture en hurlant : « y a pas le feu, qu’est-ce que vous avez à rouler comme un fou ? » (un fou roule à 30 kms/h c’est bien connu)
Vous ralentissez, la laissez passer et redémarrez.

5 secondes après
Un âne anémique qui a de beaux yeux, tirant une charrette de 50 tonnes et des poussières, conduite par un gamin de quatre ans et demi en guenilles, vous barre la route. Vous avez une pensée émue pour les sociétés protectrices des animaux des pays évolués, vous vous extasiez sur la beauté des yeux tristes de l’âne (sur ses cils surtout) et le laissez passer.
5 secondes après
Un bolide bleu de la police arrive à 80 à l’heure en sens interdit conduit par un jeune soldat rachitique et mal rasé qui prend le volant pour la deuxième fois de sa vie de gardien de vaches (folles). Osez-vous plaindre, si la police est en infraction c’est qu’une noble cause l’oblige. Vous apprendrez plus tard que le soldat allait chercher les enfants de son chef à l’école. Qu’à cela ne tienne !
Arrêtez-vous, rabattez-vous sur la droite, laissez-le passer et braquez à gauche pour repartir.
Et c’est alors qu’un taxi russe décide de s’arrêter devant vous en double file alors qu’un emplacement est vide à deux mètres.
Vous avez beau lui faire de grands gestes éloquents, gigoter dans votre fauteuil, klaxonner de tous vos poumons, rien à faire ! Il débarque des passagers : le père, la mère, la belle-mère, le grand-père paralysé , les 5 enfants, les 4 valises, le parasol et la cage du canari (Là, là sur le trottoir, on prend tout son temps). Ensuite, un des enfants va faire de la monnaie pour régler la course, il rencontre un copain qui lui montre le beau vélo qu’il a acheté, sa collection de billes et la photo de sa belle-sœur du Canada. Tout ça prend un petit moment et vous êtes là, vous attendez. Voilà, vous pouvez repartir.
Manque de bol, un vendeur de tomates arrive d’une ruelle adjacente et gesticule comme un beau diable en demandant le passage. Là, ça en fait beaucoup, vous refusez catégoriquement, appuyez sur le klaxon, le champignon et tentez de prendre de la vitesse. Autour de vous, les gens hochent la tête mécontents : ces automobilistes, franchement , ils ne respectent rien.
Vous repartez, vous faites 3 mètres.
5 secondes après
Une horde de gamins débraillés sortent de l’école, s’élancent sur la chaussée en hurlant des cris de guerre indiens.
Terrorisé, vous freinez sur place.
Vous embrayez, redémarrez et réussissez à franchir une cinquantaine de mètres sans embûches. Ouf ! Un microbus pénètre votre espace vital, deux microbus pénètrent votre espace vital, trois microbus pénètrent votre espace vital, vous n’avez pas le temps de vous retournez, vous êtes cerné, emprisonné, handicapé. L’un vous fait une queue de poisson, l’autre vous double à droite comme une flèche et le troisième qui veut prendre une cigarette à un quatrième s’arrête à 3 millimètres de votre capot.
Ô rage ! Ô désespoir ! Ô microbus ennemis ! Mon pauvre vieux, vous n’avez qu’à attendre que le cauchemar se termine.
Quelques minutes après, vous prenez à gauche (pour arriver au point B ne l’oubliez pas, tout ceci est tellement distrayant) et c’est là qu’une brave dame voilée se livrant à une marche arrière totalement incontrôlée vous emboutit votre aile gauche (il vous reste la droite, ne vous plaignez pas). Vous descendez de voiture, elle descend aussi, et très méchamment elle vous apostrophe :
Vous ne pouviez pas faire attention ?
Euh …Moi ?
Bien sûr, est-ce qu’on prend un virage à cette vitesse ?

A court de réponse, vous remontez dans votre bagnole et repartez au bord de la crise nerveuse.
5 secondes après
Un cycliste très fier de ses prouesses zigzague devant vous et téléphone à sa cousine pour lui demander combien de pastèques doit-il ramener à la maison.
Vous lui conseillez un bon fruitier et le dépassez délicatement.
Bon, n’exagérons rien, vous réussissez quand même à rouler cinq minutes sans interruption et à 60 à l’heure vous observez de loin le feu prochain qui est vert (oui oui vert).Arrivé au feu, un agent de la circulation, mal luné,  lève un  index timide au  niveau de sa hanche droite et vous somme impérativement, subitement et sans crier gare, de freiner. Affolé, vous faites votre possible, les pneus laissent une marque indélébile sur le macadam en produisant un vacarme épouvantable. L’agent consciencieux, qui voyait passer un chaton galeux, a eu peur pour lui. Autour de vous, les gens vous lancent des regards furibonds et réprobateurs. A-t-on idée ?
Entre temps, le feu a viré au rouge et vous êtes là, comme un con, dépassant le passage piéton. Catastrophe, les règles élémentaires de la circulation ont été ignoblement violées et un bel officier fringuant qui a fini de téléphoner à sa fiancée vient vous retirer votre permis.
Vous lui faites un bisou, le remerciez de sa clémence et repartez.
Vous décidez ensuite de changer d’itinéraire pour conjurer le mauvais sort. Mal vous en prend, la ruelle est obstruée par un camion de petits-fours qui livre chez un pâtissier. Vous klaxonnez discrètement, les voitures derrière vous aussi, mais le jeune livreur est sourd-muet. Une marche arrière s’impose, un papy de 79 ans tente, non sans effort, de se garer. Il braque en 5 minutes (c’est une Lada, le volant est lourd), enclenche sa vitesse en 5 minutes et recule en un quart d’heure. Vous n’y pouvez rien, le respect des personnes âgées s’impose. Dans la voiture juste derrière vous, trône un général à la retraite qui beugle : « Vous ne savez pas qui je suis, dégagez la voie immédiatement. » L’autocollant orné d’un aigle qui couvre son pare-brise l’empêche de voir le camion de petits-fours. Il pense que c’est vous le criminel. Vous regardez votre rétroviseur en vous frottant les yeux.
25 minutes après, le camion de petits-fours est parti et la voie est libre. C’est positif ça quand même !
En repartant vous croisez un barbu qui sort de la mosquée accompagné d’une créature toute de noir vêtue, vous ralentissez pour vous entendre dire que les voitures sont une invention satanique et que vous avez porté un regard concupiscent et lascif sur la créature qu’il traîne. Ces hautes sphères de l’intolérance vous sont inconnues, vous vous excusez gentiment et repartez ;
C’est alors qu’une petite famille peinarde, revenant de la plage, lève haut son parasol pour vous mettre en garde. Ils passent leeeentement, trèèèèèèès lentement, vous sortez la tête et hurlez : « vous ne pouvez pas vous dépêcher ? » . 5 gosiers en cœur vous sortent alors les pires atrocités, les pires insultes et cette réplique classique : « C’est parce que vous êtes en voiture que vous n’avez aucun respect pour les piétons ? » ; comprenez par là qu’ils n’ont pas les moyens de se payer une voiture alors que vous, méchant suppôt du capital, vous le pouvez. Là, nous rentrons dans un cycle de racisme de classe et de complexes divers qui vous dépassent dans l’état nerveux critique dans lequel vous vous trouvez, abandonnez, mon vieux, abandonnez !
Non, ça  suffit pour aujourd’hui ! Vous descendez de voiture administrez un coup de poing au papa, une gifle à la maman, une fessée aux gamins, une claque au chien et vous arrachez les cheveux en hurlant ça suffit !!!!!!!!!. 53 témoins surgissent alors pour vous agresser, vous emmener au poste et vous demander 3 mille livres de dommages et intérêts. Les propos incohérents que vous tenez à l’officier de permanence sème le doute dans son petit cœur de fonctionnaire honnête, il fait appeler un médecin, fouille vos poches, trouve la liste incomplète de vos différentes péripéties : camisole de force, ambulance, infirmiers. Vous êtes désormais hors d’état de nuire.

Si j’étais présidente de la République

Si j’étais présidente de la République

Si j’étais présidente de la République, je nommerai un beau gouvernement à mes dimensions. En fait, il y aurait deux gouvernements : l’un ne servant à rien, pour la parade, pour faire joli, pour faire sérieux : la Guerre, les Affaires Etrangères, le Pétrole, toutes les bandes d’incompétents notoires. L’autre gouvernement serait celui de l’efficacité. Dans mon gouvernement, la parité n’existe pas, au pays des Pharaons il y aura une majorité de femmes. Na !
Première Ministre : La ministre des bruits divers
Elle serait munie d’un super-casque hyper-perfectionné pour détecter tous les bruits indésirables. Elle aurait pour mission de sanctionner immédiatement tout bruit dépassant le nombre de décibels autorisé pour le seuil d’audibilité d’un individu normal.
Elle sectionnerait un beau jour tous les câbles des klaxons des voitures, bus, motos, poids-lourd, chars, tanks et autres engins.
Elle se posterait tous les jours dans un quartier différent pour choper les vendeurs ambulants : tout vendeur de fèves muni d’une clochette (comme les vaches), tous les vendeurs de chlore, pastèque, haricots, tapis, tomates, vieilleries, brocante munis de microphones. Toute cette brave population serait arrêtée, déculottée et une fessée en bonne et due forme leur sera administrée. Une heure de Bach leur sera alors imposée tous les jours pour leur nettoyer un peu les oreilles.
Quant à la rue Nabi Daniel (non-alexandrins s’abstenir) elle fera l’objet d’un traitement particulier : une muselière sera prévue pour chaque camelot en exercice dans la rue (surtout devant le Centre Culturel Français et plus particulièrement sous les fenêtres de la médiathèque). Des kilomètres de sparadrap super-collant sous la muselière seront prévus pour les récalcitrants. Parallèlement, une usine de boule Quiès (coopération franco-égyptienne) s’installera à la place de la boutique de fringues où il y a un putois qui gueule à longueur de journée. La ministre ferait également le tour des mosquées du pays, décrocherait tous les haut-parleurs, les fracasserait à coup de haches et confisquerait les débris (par crainte de rafistolage ).  Un  stage  intensif  serait  prévu  pour  les  muezzins  :  seuil d’audibilité, nuisance sonore, maximums de décibels seraient au programme.
Dans tous les coins de rues, il y aurait des détecteurs de sonneries de téléphones portables indésirables et de voix humaines hurlant au téléphone. Ces détecteurs à infra-rouge, enverraient immédiatement des décharges électriques puissantes détruisant les portables et tirant l’oreille des tapageurs.
Il y aurait également une campagne de contrôle des enceintes, baffles et haut-parleurs. Au-delà de 20 cms et 3 watts ces engins seraient transformés en armoires de cuisine. Ce sera la mort des Montarbo et autres saloperies du même genre (baffles des mariages et des enterrements).
            Deuxième ministre : Le Ministre des villes piétonnes
Ce brave ministre aurait la simple mission de transformer le Caire en cité piétonne, interdire la circulation des voitures, bus, microbus, minibus, megabus en dehors du boulevard périphérique. Voilà, c’est simple.
            Troisième ministre : Ministre des (files égyptiennes transformées en) files indiennes.
Mes compatriotes pensent que faire la queue ça veut dire former des grappes humaines en longueur et en largeur, se marcher sur les pieds, se considérer prioritaire et jouer du coude pour passer en premier. Il est nécessaire de mettre un peu d’ordre dans tout ça. La ministre des files indiennes organiserait des stages intensifs à l’intention de l’ensemble de la population. Objectif du stage : APPRENDRE A FAIRE LA QUEUE.
Des constructions spéciales sont prévues à cet effet : des pièces à deux issues (entrée, sortie, c’est logique) parsemées de cloisons ne laissant passer qu’un individu de taille moyenne. Une dizaine de cloisons suffirait. Mes compatriotes, postés à l’entrée, devront défiler un par un en répétant les phrases suivantes :
-         je dois respecter la file
-         Je dois attendre mon tour
Il y aurait des écriteaux partout : ORDRE, SILENCE, RESPECT. Les stagiaires devront défiler au moins 100 fois pour, au moins, une fois dans leur vie, se familiariser avec ses notions étrangères. Mesures spartiates ? Oui et alors ?

                        Quatrième ministre : Le ministre du macadam
            Monsieur le ministre du macadam devra sillonner toutes les routes pour traquer toutes les crevasses, tous les trous, toutes les fissures, toutes les imperfections. Un dispositif perfectionné accompagnera ce malheureux pour résoudre IMMEDIATEMENT tous les problèmes. Il sera joignable sur son portable pour toute plainte de personne s’étant cassée la gueule dans la rue. Pour toute crevasse réparée une prime sera offerte au ministre, aux travailleurs qui l’accompagnent et aux passants dans la rue.

                        Cinquième ministre : La Ministre de l’Education Civique
Je pense qu’au départ il faudra proposer une cinquantaine de candidats qui puissent se relayer car le taux de suicide de ministres sera très élevé.
Cette pauvre victime aura la tâche la plus lourde du gouvernement : apprendre à 67 millions d’habitants à vivre ensemble, à prendre conscience de la responsabilité de chacun dans la société, à réfléchir sur les valeurs relatives à la personne, à prendre conscience des règles de la vie en commun, à apprendre le respect de la personne, de soi et des autres, à respecter les règles d'hygiène, de sécurité, de tenue, à prendre conscience du devoir de respecter les autres et du droit au respect pour soi-même, à respecter le bien commun et le cadre de vie, à respecter l’environnement, à réfléchir au sens des responsabilités (valeur de la parole donnée et de l'engagement réciproque), au sens de l'effort, du travail bien fait, de la vérité, de l'honnêteté, du courage, de la justice, de la dignité de la personne humaine, de la liberté de conscience, des règles de politesse, au sens du débat démocratique (écoute et respect de la parole de l'autre), le sens du travail en équipe, de la citoyenneté, le sens de la responsabilité personnelle et collective face aux problèmes liés aux droits de l'homme et aux atteintes qu'ils subissent…TOUT UN PROGRAMME !
Quant au financement de cet apprentissage, il nécessitera une gymnastique militaro-budgétaire : je vous explique :
Madame la ministre disposera pendant trois mois de tous les fonds financiers détournés en temps normal : budget d’acquisition des voitures de la garde présidentielle, des motos luxueuses de la police, des résidences secondaires des membres du gouvernement inutile (voir supra). Cette noble opération privera l’armée de son budget habituel pendant trois mois, entendez par budget de l’armée : armement, constructions inutiles, bâtiments mégalos, hôpitaux militaires, clubs militaires, zones militaires, financement des projets personnels des hauts gradés, appartements, terrains en friche, voitures payées à crédit sur 50 ans, bureaux luxueux, toute la gamme des « je ne me refuse rien » des généraux, colonels, officiers en tout genre ( la suite fera l’objet d’une publication indépendante pour ne pas déranger le lecteur).
Ma petite idée tordue, c’est qu’à l’issue de ces trois mois, si l’éducation civique est correctement faite, les citoyens se révolteront naturellement contre ces abus de l’armée…Il n’est pas interdit de rêver, de faire dans la science-fiction, l’anticipation et même dans l’ésotérisme !
            Une fois les coffres renfloués, la ministre fera appel à la rédactrice de ce modeste papier (eh oui c’est normal et en plus présidente !) pour mettre en place un plan d’enfer. Un comité de spécialistes en éducation civique sera constitué, ces oiseaux rares au nombre de 67 se chargeront chacun de mettre en place un système pour l’éducation d’un million de personnes. Le recensement, la répartition, l’organisation se feront par miracle (j’ai fait une demande là-haut).
1 éducateur civique disposera d’un million de tracts, de stylos, de cassettes audio, de cassettes vidéos, de télés, de magnétoscopes, de chaînes hi-fi, d’ordinateurs, de panneaux, d’écriteaux, de pancartes, de livres, de cahiers, de livres électroniques, de rétroprojecteurs, de vidéos projecteurs, d’écrans géants, de tables de travail, de salles de réunions, de walkmans, de lecteurs de cd, de lecteurs de DVD, de « palm pilot »…Pourquoi faire ? Je vous en pose des questions moi ?
24 heures sur 24 tout ce matériel servira à diffuser, expliquer, développer,   commenter,   analyser,   examiner,   approfondir,   inculquer,  enseigner des notions jusque là inconnues : droits, devoirs, démocratie, respect, communauté, civisme, citoyenneté, élections, public, privé, liberté, tolérance, « Luxe, calme, et volupté »
Les langues utilisées seront l’arabe écrit, parlé, dialectal, classique, oral, braille et sourd-muet.
Voilà, c’est simple, non ? Et au bout de trois mois, ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux.

            Sixième ministre : Ministre de la conduite ou de la mauvaise conduite selon l’humeur et la température ambiante.
Cette ministre intrépide aura la charge de réglementer le respect des voies par les automobilistes, cyclistes, motocyclistes, charettistes (néologisme signifiant conducteur de charrettes, microbistes (néologisme signifiant conducteurs de microbus) ;
Elle se chargera au préalable de retirer tous les permis de conduire, notamment ceux obtenus par correspondance.
Dans un hangar immense à deux issues on construira 9 murs pour permettre le passage de 10 voitures (une seule entre deux murs au cas où vous ne l’auriez pas compris).
Les conducteurs devront apprendre par cœur avant d’effectuer le parcours du combattant les phrases suivantes :
Ceci est une voie et je dois la respecter
Ceci n‘est pas un mur mais une ligne jaune
Je ne dois pas rétrécir la chaussée et bloquer une voie
Je ne dois pas changer de voie comme je change de culotte
Les autres existent aussi
La rue ne m’appartient pas
            Une fois le texte appris, les conducteurs devront entrer et sortir du hangar en longeant les murs une centaine de fois.
            Avant de récupérer leur permis, ils devront jurer sur l’honneur de bannir de leur vocabulaire : patientez, y a pas le feu, c’est pas grave, vous n’aviez qu’à faire attention , doucement , pourquoi gueulez-vous ?
Les textes appris par cœur seront également enregistrés et diffusés sur des écrans géants, des lecteurs de cassettes, des magnétoscopes, des lecteurs de cd à longueur de journée.
            On a montré qu’on était parfaitement réceptifs au lavage de cerveau, pourquoi ne pas utiliser cette méthode à des fins utiles ?

                        Septième ministre : Ministre des voyous
            Pour les voyous, voyez-vous, il vaudrait mieux un ministre moustachu et ressemblant vaguement à un policier en civil. Il opérerait des rafles dans les rues muni d’un questionnaire :
Sauriez-vous laisser passer une jolie fille sans émettre de commentaires obscènes ?
Sauriez-vous discuter avec vos collègues voyous sans ameuter tout le quartier ?
Sauriez-vous ne pas vous mêler de ce qui ne vous regarde pas ?
Sauriez-vous ne pas adresser la parole à des inconnues pour les agresser ensuite si elles vous rabrouent ?
Sauriez-vous ne pas gueuler comme un putois devant votre étalage ?
Sauriez-vous distinguer un chauffeur de microbus d’un tueur en série ?
6 réponses négatives et on vous embarque dans une maison de redressement (il y aura un ministre des maisons de redressement qui s’occupera de cette sympathique population).

                        Huitième ministre : Ministre des abus de pouvoir
Comme son précédent collègue, elle opèrerait des rafles, non seulement dans les rues, mais  aussi dans les foyers, les cafés, les administrations, les écoles, les usines, les universités, les postes de police, les casernes militaires, chez les gouverneurs, les directeurs, les ministres, les consuls pédophiles…bref chez tous les petits chefs !
            Cette saine activité lui permettrait de repérer
o       Les profs incompétents qui martyrisent leurs élèves
o       Les pères incestueux qui abusent de leurs enfants
o       Les policiers qui torturent les détenus
o       Les hauts placés qui dilapident l’argent de l’Etat
o       Les directeurs qui harcèlent leur secrétaires
o       Les officiers qui asservissent leurs esclaves/soldats
o       Les chauffeurs de taxis qui refusent des courses
o       Les parents qui exercent un pouvoir abusif sur leur progéniture
o       Les fonctionnaires qui font du chantage aux honnêtes citoyens
o       Les médecins qui n’écoutent pas leurs patients
o       Les restaurateurs qui saupoudrent de poivre et de piment leurs plats
o       Les consuls qui violent les petits orphelins
o       Les chauffeurs de bus qui imposent une musique tonitruante
o       Les fumeurs qui ne respectent pas les zones non-fumeurs
o       Les chefs de trains qui imposent une climatisation de l’ère glaciaire
o       Les ministres qui s’en foutent plein les poches
o       Les responsables qui imposent les états d’urgence
o       Les présidents réélus pour plus de 50 ans
o       Les « deubliou bouche » qui font la loi partout dans le monde
o       Les banquiers qui détournent des fonds
o       Les individus qui ne tiennent pas leur parole
o       Les ariel charogne qui boivent le sang des petits palestiniens
o       Les censeurs qui ouvrent votre courrier
o       Les abrutis qui censurent les films
o       Les fanatiques qui vous imposent leurs croyances
o       Les décideurs qui prennent les mauvaises décisions
o       Les juges qui vendent leur conscience
o       Les directeurs de centres culturels qui se saoulent la gueule dans leurs bureaux
o       Les directeurs de cours qui font pas leur boulot
o       Les délateurs qui s’attaquent aux honnêtes gens
o       Les petits arrivistes qui écrasent tout sur leur passage
o       Les pères qui ne tiennent pas leurs promesses
o       Les dirigeants qui se mêlent de votre vie privée
Ouf ! Je suis en panne d’inspiration. Les pointillés vous permettront  d’allonger  la  liste  à  votre  guise. Si vous n’avez pas suffisamment de place, téléphonez-moi, je vous offrirai des cahiers de mille pages
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Neuvième ministre : Le Ministre des sans-abri
Je prendrai un général à la retraite qui a eu plein de problèmes, de malheurs, de désastres, de drames, de catastrophes qui l’auraient rendu humain et je lui demanderai de conduire une armée de 100 bus pour ramasser tous les sans abris et les installer dans les hôtels réservés aux militaires et à leurs familles. Les sans-abri coûteront moins cher et puis la société leur doit bien ça.

            Dixième ministre : La Ministre du travail bien fait
Oh la la ! La pauvre ! Elle aura du mal celle-là. Elle se retroussera les manches, prendra une loupe très puissante et s’attaquera à ce gros morceau : dénicher puis recenser les professionnels, les vrais, dans tous les domaines. (ne vous bagarrez pas, il n’y aura pas bousculade au portillon, c’est une espèce en voie de disparition). En admettant qu’elle saura dénicher les perles rares (à mettre tous au féminin, je n’ai pas le temps):
L’enseignant compétent sera ministre de l’Education, tous les autres se livreront à la saine occupation de l’alphabétisation.
Le banquier honnête sera ministre des finances, tous les autres compteront les mouches.
Le bibliothécaire digne de ce nom sera nommé à la Bibliothèque d’Alexandrie, tous les autres recopieront des livres pour les mettre sur Internet.
Le gestionnaire rigoureux sera Secrétaire général de la République, tous les autres lui ramasseront le pain et les planches.
Le cheikh sans haut-parleur sera ministre de la laïcité, tous les autres partiront en Afghanistan.
Le bon cuisinier sera ministre de l’approvisionnement, tous les autres seront mandatés de nourrir ceux qui crèvent de faim.
Bon , ça suffira comme ça, et moi, si vous voulez bien, je me chargerai des Affaires Sociales puisque le cumul des mandats sera autorisé. Et puis si vous ne voulez pas, tant pis, je nomme qui je veux dans mon gouvernement et puis j’adopterai un enfant qui me succèdera à la tête du pays. Na ! Vive la démocratie !