Ma plume

Ecrire c'est lever toutes les censures (Jean Genet)







Toute ressemblance avec ...








samedi 30 novembre 2013

30 novembre 2003-2013

Un 30 novembre, il y a dix ans…
Un syndicat qui se porte bien, une idéaliste qui a envie de refaire le monde, quelques bonnes volontés et beaucoup d’incompétence, de malhonnêteté, de mensonge et de noirceur.

-        Venez tout de suite me voir
·        J’ai une réunion à 9h30
-        Laissez la réunion et venez

Je ne savais pas encore que je laissais avec la réunion tout espoir de travailler « normalement » avec des « malades ».
La grande spirale destructrice avait été enclenchée et n’allait jamais s’arrêter jusqu’à mon départ sept ans après.
Je l’ai certes provoquée, en faisant peur, en disant les choses, en dérangeant, en critiquant…
A ma décharge je dirais que j’ai toujours voulu bien faire mais que les bonnes intentions ne pèsent pas lourd face à ceux qui se sentent inférieurs alors qu’ils sont en position de supériorité.
       Le problème, c’est que mon habituel conflit avec l’autorité fait que je suis impitoyable avec les médiocres et que je n’oublie jamais de leur rappeler qu’ils le sont ! Et voyez-vous, ils n’aiment pas beaucoup cela. Aujourd’hui, je les comprends un peu mais bon ils n’avaient qu’à ne pas être médiocres !
En psychologie quand un scénario se répète dans une vie, il faut chercher la raison chez la personne même qui provoque ce scénario répétitif. J’ai cherché la raison et je l’ai trouvée mais n’empêche qu’en fêtant les dix ans de ma rencontre avec moi-même je pense sérieusement peindre la médiocrité, l’injustice et ma lutte contre les deux à la faculté, au Centre, à la Bibliotheca. Il en sortira probablement des portraits au vitriol mais ne l’ont-ils pas un peu cherché, tous ? Aujourd’hui, je n’écris pas pour être lue, je n’écris pas pour trouver un exutoire à ma colère, je n’écris pas pour me moquer, j’écris pour retrouver un plaisir dont on m’a privée, il y a dix ans.


dimanche 24 novembre 2013

CHAOS - K.O.

J’adore le dictionnaire des synonymes depuis longtemps, c’est ce dictionnaire (et un peu le thesaurus Larousse) qui ne laisse aucun doute sur la richesse de cette langue que j’ai adoptée très tôt et qui m’a nourrie.
Le terme de chaos s’impose à moi depuis 3 ans ! Hier je demande à une amie de m’aider à trouver un terme plus atténué et elle me souffle « anarchie » ! J’exulte, puisque anarchie voudrait dire « L’anarchie (du grec ἀναρχία / anarkhia, composé de an, préfixe privatif : absence de, et arkhê, hiérarchie, commandement ou « primauté ») désigne la situation d’une société où il n'existe pas de chef, pas d'autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l'autre. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif. L’anarchie peut, étymologiquement, également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l’unicité. » Merci Wikipedia ! C’est ça donc que je ressens ? En bon français ce serait « bawaba sans bawab ».

Allons plus loin… MAJ et F7 et 47 perles s’étalent sur ma page Word :
bouleversement – désordre – renversement – révolution – changement – chamboulement – chambardement – embrouillement – éparpillement – désorganisation – dispersion - perturbation – confusion - branle-bas – cataclysme – catastrophe - subversion – dérangement – pagaille -  débandade – dérangement -  incohérence – désunion – cohue – fatras – fouillis – tohu-bohu – remue-ménage – méli-mélo – capharnaüm -  gâchis  - gabegie – ravage – scandale – tumulte – bagarre – rixe – émeute – agitation – turbulence – dérèglement – dissolution –
Et par extension : trouble – secousse – choc – émotion – désarroi  

Dieu que cette langue est belle…Elle arriverait presque à me réconcilier ce matin (avec le foul de Wa7et Omar) avec le désarroi (dernier mot de la liste) qui me submerge depuis quelque temps et qui a atteint son paroxysme jeudi dernier à la mort de mon idéal…

Je me dis depuis longtemps que c’est sûrement par un texte que je pourrais exprimer le mieux cette désolation profonde de voir mon pays sombrer lentement mais sûrement.

Je me suis beaucoup interrogée sur la signification du patriotisme, du nationalisme, de l’appartenance, de l’identité nationale, de la terre des ancêtres, du lieu de naissance, de l’adresse géographique, de la maison, du domicile familial, de l’adresse de correspondance, des racines….et je n’ai encore aucune réponse…Je veux ma réponse, pas celle des sociologues, des historiens, des psychanalystes et encore moins des politiques. Je suis à la recherche de ma vérité indépendamment de toute l’encre que d’autres ont fait couler, de la salive que d’autres ont dépensée.

Je me suis fixée une contrainte, celle de faire un texte avec ces mots…de faire un tableau de l’Egypte de 2013 avec ces mots sombres…Où ce texte me mènera-t-il ? Bah ! Au point où on est ….(épisode 1 à suivre)