Les plumes, on les
perd, on nous les casse, on les encense, on les récompense et on les punit.
A l’école nous
avons appris à lire et à écrire. Nous avons écrit des choses qui nous étaient
demandées. Nous avons écrit des pages et des pages dont ne nous sommes
peut-être pas souvenus. Nous avons tenté
de mettre des signes noirs sur une feuille blanche. Certains étaient à l’aise à
l’oral, d’autres l’étaient plus à l’écrit. L’oral a toujours terrorisé plus que
l’écrit. Les affres de la feuille blanche étant certainement plus supportables
que les intimidations du jury de l’oral.
Ceux qui ont fait
de l’écrit leur métier ont dû mettre dans la balance, le positif, le négatif et
tout ce qui s’en suit.
Ceux qui ont fait
de l’écriture leur moyen d’expression avaient certes des raisons de le faire.
Ceux qui ont fait
de l’écrit leur canal d’expression étaient peut-être trop francs, trop
téméraires.
Ceux qui ont lu ont
jugé : ils aiment, ils n’aiment pas, ils interdisent, ils menacent, ils
répriment.
Une chose est
certaine, c’est qu’on peut écrire sans danger mais gare à ceux qui écrivent
pour déranger.
Ceux qui écrivent
sont courageux, ceux qui sont dérangés sont faibles, ceux qui répondent sont
courageux, ceux qui punissent sont INQUALIFIABLES
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire