J’ai rêvé qu’on pouvait parler sans être interrompu. J’ai rêvé
qu’on pouvait parler et être entendu. J’ai rêvé qu’on pouvait exprimer sa
colère sans que trente-six censeurs ne s’érigent en vous disant : « calme-toi »,
« ne t’énerve pas », « ce n’est pas bien de s’énerver comme ça ».
J’ai rêvé qu’on pouvait être franc sans être vulnérable. J’ai rêvé qu’on
pouvait être tolérant sans être stupide. J‘ai rêvé qu’on pouvait être généreux
sans être idiot. J’ai rêvé qu’on pouvait être courageux sans être téméraire. J’ai
rêvé qu’on pouvait être chef sans être avide de pouvoir. J’ai rêvé qu’ils pouvaient être honnêtes, qu’elles
pouvaient être claires, que vous pouviez comprendre, que nous puissions rêver d’un
monde meilleur. Et je me suis réveillée…
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