Un 30 novembre, il y a dix ans…
Un syndicat qui se porte bien, une idéaliste qui a envie de
refaire le monde, quelques bonnes volontés et beaucoup d’incompétence, de
malhonnêteté, de mensonge et de noirceur.
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Venez tout de suite me voir
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J’ai une réunion à 9h30
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Laissez la réunion et venez
Je ne savais pas encore que je
laissais avec la réunion tout espoir de travailler « normalement »
avec des « malades ».
La grande spirale destructrice
avait été enclenchée et n’allait jamais s’arrêter jusqu’à mon départ sept ans
après.
Je l’ai certes provoquée, en faisant peur, en disant les
choses, en dérangeant, en critiquant…
A ma décharge je dirais que j’ai
toujours voulu bien faire mais que les bonnes intentions ne pèsent pas lourd
face à ceux qui se sentent inférieurs alors qu’ils sont en position de
supériorité.
Le problème, c’est
que mon habituel conflit avec l’autorité fait que je suis impitoyable avec les
médiocres et que je n’oublie jamais de leur rappeler qu’ils le sont ! Et
voyez-vous, ils n’aiment pas beaucoup cela. Aujourd’hui, je les comprends un
peu mais bon ils n’avaient qu’à ne pas être médiocres !
En psychologie quand un scénario se répète dans une vie, il
faut chercher la raison chez la personne même qui provoque ce scénario
répétitif. J’ai cherché la raison et je l’ai trouvée mais n’empêche qu’en fêtant
les dix ans de ma rencontre avec moi-même je pense sérieusement peindre la
médiocrité, l’injustice et ma lutte contre les deux à la faculté, au Centre, à
la Bibliotheca. Il en sortira probablement des portraits au vitriol mais ne l’ont-ils
pas un peu cherché, tous ? Aujourd’hui, je n’écris pas pour être lue, je n’écris
pas pour trouver un exutoire à ma colère, je n’écris pas pour me moquer, j’écris
pour retrouver un plaisir dont on m’a privée, il y a dix ans.
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